Bienvenue en la page des parchemins oubliés. Ici je vous livre toutes les idées de romans qui me vinrent. Puisez en ce vivier de titres et d'histoires à votre loisir, je les offres aux plumes qui voudront les conter. Libre à vous de garder telle quelle l'histoire et le titre ou de les changer. Bonne découverte à tous.

LE CHANT DES NORNS

Yggdrasil se meurt, le temps de Loki et des Géants du Niflheim s'approchent. Point encore de Ragnarök mais Urd la norne du passé sait ce qu'il advint au commencement des batailles passées, lorsque le dieu fourbe tenta de détruire le trône d'Odin. Bientôt, cela Skuld le sait, il faudra prendre les armes. Elle a vu tous les futurs, vu cent de ses morts et l'espérance de victoire. Mais tandis que l'ombre s'approche, tandis que siffle Nidhogg, les chats ailés de Freya parcourent les neuf royaumes à la recherche des seigneurs aux cœurs d'or. Dans leurs sangs coulent la volonté et la force des héros, dans leurs esprits naissent les rêves de bataille. Ils ne sont encore que nourrissons, certains ne sont pas encore nés mais les Nornes tissent pour elles les fils d'une destinée extraordinaire. Ils s'en viennent, ces sacrés félins, porter auprès des mères les présents d'Heimdall qui, défiant Odin, leur offre les gemmes du Bifrost, la clé qui leur permettra de rejoindre le Valhalla. Dans l'ombre Loki prépare la bataille, dans la lumière les héros entament leur marche sur la voie de leur destinée. Dans les brumes les Nornes entonnent leur chant, abreuvant Yggdrasil, nourrissant ses racines. Urd, Verdandi et Skuld font résonner leurs voix, tirent de l'oubli les légendes que les scaldes chantent. Et le chant des Norn est pour tous promesse de saga; promesse d'un avenir glorieux forgé dans les feux de l'âme.



LA DAME BLANCHE

Elle erre de bourgs en cités, de cités en palais, femme au regard bleu acier, femme d'une beauté commune mais à l'aura extraordinaire. Dans un monde empli de guerres, de batailles, de haines et de violence elle marche depuis son enfance, toujours vêtue de la même robe blanche, ignorant la mort. Elle connut richesse et pauvreté, gloire et décadence mais jamais ne cessa sa marche. Lorsque la peine et la douleur corrompt les êtres elle va droit vers eux leur ouvre grand les bras et contre son cœur les serre. Du plus profond de leur être s'en viennent les sombres humeurs qu'elle accueille en son sein, sentant les sang noirs l'envahir. Sans crainte de la douleur ou de la souffrance elle continue son chemin de lumière, rendant chaque soir à la terre ces forces pour que le creuset ardent les transmute et lui renvoie assez de force pour poursuivre sa route. La Dame Blanche depuis toujours parcourt la terre. Nul ne sait qui elle est ni où la mèneront ses pas, cela il vous appartient de l'imaginer, de l'écrire.



LE VISITEUR DU CRÉPUSCULE

Un être sort de chez son médecin. le verdict est tombé, il ne lui reste plus qu'une année à vivre. Alors, sans peur ni regret l'homme s'achète un emplacement au cimetière de son village et dès ce jour il vient chaque soir, arpentant les allées jusqu'au milieu de la nuit, regardant cette dernière demeure. Pau à peu il se mettra à bâtir un monument, ornera son ultime refuge. Les jours passent, puis les semaines et les mois. Au terme de cette funeste année la mort ne le prend. Il a désormais ses habitudes, ses amis tandis que chaque crépuscule les derniers visiteurs le voient soliloquer et errer à travers les allées. Folie ou raison, vie ou mort nul ne le sait mais tous parlent désormais du visiteurs du crépuscule. Et le cimetière peu à peu se peuple de maintes âmes.



NÉCROPOLIS

La nécropole s'étendait sur plus d'une lieue, en plein cœur de la cité, accueillant en son sein manants et rois, brigands et nobles lignées. La mort qui si longtemps avait épargné la cité semblait en ces temps funestes empressée de rattraper son retard. Elle fauchait à tour de bras les vies trop brèves ou trop longues. En une année la nécropole avait doublé de taille, donnant au maître fossoyeur le travail de dix hommes. Nul ne savait réellement comment mais il accomplissait sans faillir son devoir, donnait à la nécropole une allure de jardin en proie à un éternel printemps. Tout allait bien jusqu'en ces premiers jours d'automne où le feu colora les arbres de son domaine. D'étranges phénomènes commencèrent à se produire. Dans les rues se promènent d'anciennes figures et des gens considérés comme morts. Le fossoyeur adopte d'étranges comportements, il soliloque, ne laisse plus personne entrer et chaque soir des bruits se font entendre. D'autres gens disparaissent, corps et biens  jusqu'au premier jour de l'hiver ou, paré des habits de l'ancien roi le fossoyeur reparaît et se proclame roi de Nécropolis. Les vivants serviront désormais les morts affirme-t-il. 



LE VOLEUR DE NOMS

Les aubes se suivaient et se ressemblaient en la vaste cité grise. Entre ses murs si calmes pourtant se jouaient terribles drames. Les gens y erraient, sans but et sans âme, ne sachant plus qui ils étaient. Point d'amnésie ne frappait leur esprit ils avaient été dépossédé de leur nom. À la faveur de la nuit, une créature tapie dans les ténèbres était venu le leur dérober. Au réveil ils ne savaient se nommer, ne réagissaient plus à l'appel de leur nom. Tandis que défilaient les heures ils pâlissaient, semblaient perdre toute consistance. Et les disparitions ainsi se multiplièrent. Sages et mages ne savaient que faire, le roi de la cité envoya sur la piste du voleur de nom ses plus fins limiers. Il poursuivit son odieux forfait, donnant à la cité grise le surnom de ville des spectres. Un malandrin un jour lui résista et fit du voleur sa némésis. Alors commença un épique duel pour faire revivre la cité grise.



LE CHUCHOTEUR DE NOTRE DAME

Les temps sont sombres en la cité de Paris. Quasimodo est mort à Montfaucon, Esmeralda n'est plus, la cour des miracles est désertée mais tandis qu'approche le jour de Mardi Gras une silhouette danse en les hauteur de la cathédrale. La foule se presse dès potron-minet pour apercevoir cette créature agile. Certains affirment que c'est le fantôme du sonneur, d'autre qu'il s'agit d'un singe échappé de quelque cirque. Les rumeurs les plus folle vont bon train tandis qu'entre pierre et ciel les gargouilles de Notre Dame tournent vers le peuple de Paris des regards avides.  Au crépuscule elles s'animent, prennent vie, s'en vont par delà les rues de la cité chercher le possesseur de ce médaillon qui chaque jour dans le dernier rayon de l'astre d'or murmure à leurs oreilles les mots qui les libèrent et les enchaînent à sa volonté. Il est le chuchoteur de Notre Dame.



Z.E.B.R.A

Chine, de nos jours. Le gouvernement, via les technologies numériques et les ressources informatiques a fiché l'ensemble de son peuple, lui accordant un crédit social. Chaque infraction est sanctionnée, punie de pertes de ces précieux points qui affectent jusqu'aux aspects les plus personnels des citoyens. Dans cette dictature de la surveillance une société secrète sort de l'ombre. Nommée "Zebra" elle compte quelques milliers de membres ignorant tout les uns des autres et dirigée par un mystérieux chef. Leur but: faire voler en éclats le gouvernement et rendre leurs libertés au peuple. Leur arme: celles du gouvernement: les caméras de surveillance, les ordinateurs. Ces hackers de talents vont tout tenter pour abattre ce Big Brother tentaculaire. Mais de tels agissements ne sauraient rester ignorés bien longtemps. Sur leurs traces se lanceront les chiens de guerre du gouvernement. Qui vaincra ?


L'INCONNUE 789

Dans un parc le cadavre d'une femme est retrouvée, à demi enseveli sous la neige. Elle semble dormir tant son visage est serein. Entre ses doigts serrés elle tient ce qui semble être une très ancienne feuille de papier sur laquelle on devine un portrait. D'étrange caractères se voient et un nombre ressort: 789. Une enquête est rapidement lancée mais personne ne semble connaître cette inconnue ni le jeune garçon du portrait. Rapidement les enquêteurs remarquent un détail étrange le nombre 789 va en diminuant au fil des jours lorsque le portrait vieillit. Une course la montre s'engage face à ce compte à rebours pour retrouver cet être et le sauver d'une mort qui semble inéluctable. Magie, alchimie, malédiction, nul ne le sait ni ne semble capable de le dire mais cette enquête mènera les inspecteurs  toujours plus loin sur la piste de l'étrange et de l'occulte.


FÉE ET CONFITURE

En l'an 1856 huit personnalités, huit éminences grises sont conviées au salon de Madame de Castel Blanc, au cœur de Paris. Elle, la demi-mondaine, tient salon tous les lundis, un salon littéraire où sont appréciées les réparties vives et fines, où les plus beaux esprits se rencontrent. Mais en ce mois décembre la lettre reçue portant le sceau de la dame, est d'un étrange vert. Cette couleur, dit la missive, sera le thème de la soirée. Elle prie ses invités de venir habillés ainsi et de ne se préoccuper ni du boire ni du manger. Tous viendront, tous prendront place. Dès le début de la soirée sera proposé le menu qui ne comporte que deux plats. Pour le boire de l'absinthe, la fée verte. Pour le manger de la confiture de haschich, de la confiture verte. Tous prendront leurs parts et sous les effets de ces stimulants s'entamera une nuit de folie et de délires. Lesquels? À vous de le conter.


UNE NOUVELLE ÈVE

L'humanité a succombé. Il ne reste plus aucune présence humaine à la surface de la terre. Depuis trente ans la nature a commencé à reprendre ses droits. Les villes sont redevenues sauvages, les bêtes s'aventurent sur le territoire des hommes, en hordes elles avancent, reprenant leurs terres. Les derniers survivants s'éteignent lentement, voyant dans leur trépas celui d'une espèce qu'ils pensaient supérieures. Tous ne tomberont pas. Dans le désert une femme avance, aux portes de la mort. Ses forces l'abandonnent lorsque se dresse devant elle les portes titanesques. Contre elles elle appose sa main et l'huis s'ouvre devant elle. Elle rassemble ses dernières forces, vient au grand ordinateur en sommeil. Sur l'aiguillon elle verse son sang, quelques gouttes écarlates que la machine, avide, aspire. Elle ne verra que les premiers balbutiements du programme avant de mourir. La machine de ce sang extrait l'ADN, lance le programme de renaissance, exécute les milliards de permutations possible tandis que dans ce qui semblait des cercueils une nouvelle vie commence. Des hommes et des femmes grandissent et se développent, fils de cette nouvelle Ève. Après quelque temps sortira de cet antre une nouvelle humanité, vierge de tout souvenir. Seule restera dans leurs esprits un visage. Que feront-ils de cette nouvelle humanité? Mystère...


LES SOUPIRS DE MONTFAUCON

Il se nomme Jehan de Courtbois. Il est inquisiteur au service de l'église et en ce jour de grâce de 1201 ses pas le mènent au Gibet de Montfaucon. Depuis des semaines la rumeur court, le lieu serait maudit. Du lever du jour à la tombée de la nuit sont entendus les soupirs, les râles des condamnés injustement exécutés. C'est à lui que revient la tâche d'élucider ce mystère. La population se terre chez elle, les bourreaux refusent d'accomplir leur office. La vengeance des âmes damnées éveille chez tous une terreur sans nom. Au soir de la lune pleine Jehan fera rencontre de ces esprits, et ce qu'il vivra cette nuit donnera à sa quête une toute nouvelle tournure.