A comme Auteur(s): celui ou ceux dont tu admire le plus les œuvres:

Il y en a trois. Bram Stoker car il fut à l’origine de ma passion pour l’écriture de la noirceur. Son Dracula est tout simplement un classique que je relis avec plaisir. Mary Shelley et son Frankenstein pour toute l’humanité qu’elle a su apporter à une créature et pour sa description de la nature humaine face à l’étrange et à l’inconnu. Et enfin Tolkien non tant pour l’œuvre elle même que pour son ouvrage de démiurge et l’étendue ainsi que la complexité du monde qu’il a créé à travers ses livres.

B comme Boisson: celle qui accompagne tes séances d'écriture:

Tout dépend de la température mais en général c'est en été un bon thé glacé maison à la pêche, en hiver un bon chocolat chaud

C comme Courant: Quelle est ton œuvre en cours?

Au moment où j'écris ces lignes il s'agit de mon second roman intitulé "LA LOUVE AUX CROCS D'IVOIRE", qui narre la chasse que donne la louve Imlyn, un de deux protecteurs du dieu du Néant, au dieu de la Malemort nommé Darshaan, qui veut parmi les dieux avoir sa place, quel qu'en soit le prix.

D comme Dictionnaires: Lesquels et combien en utilises-tu ?

J'utilise en général un ou deux dictionnaires généraux en même temps. Plus ils sont vieux plus je les aime car ils contiennent d'anciens mots beaux et utiles qu'on ne retrouve plus. J'ai toujours avec moi un dictionnaire des synonymes en plus ce qui s'avère très utile.

E comme Électronique: le format de publication de tes ouvrages ?

Non, pas de livre électronique pour moi. J'ai essayé de lire des ouvrages que j'aimais sous ce format mais je n'y arrive pas. Il me manque le contact du papier, la matérialité de l'objet. Je reste don au livre papier.

F comme Fin: préfères tu conclure par une fin ouverte ou fermée ?

Les fins ouvertes ont ma préférence. Elles ont l'avantage d'offrir au lecteur comme à l'auteur la possibilité d'imaginer une éventuelle suite voire de se faire tout un cinéma et de voir le livre lu/écrit comme prologue ou introduction à une plus grande épopée. Les fins ouvertes sont celles de tous les possible et j'aime cela.

G comme Galère: racontes nous ta plus grosse galère d'écriture:

Ma plus grosse galère d'écriture je l'ai eu lors de la rédaction de L'Ombre des Trois Pics. Une scène de bataille s'annonce, je m'apprête à la conter mais il est 23h passées je pose donc la plume et me dis avec ce que j'ai en tête je n'oublierai pas et ce sera facile. Il m'a fallu plus d'un mois pour retrouver l'accroche que j'avais prévu et la scénographie. Un mois à écrire, réécrire plus de cent fois jusqu'au déclic libérateur.

H comme Histoire: plutôt amateur de la petite ou de la grande histoire comme trame de fond ?

Je suis plutôt partisan de la petite histoire qui rejoint et fait ensuite la grande. J'aime ce proverbe qui dit "Les petits ruisseaux font les grandes rivières.", il représente bien ma façon de voir comment les incidents parfois dits mineurs peuvent devenir majeurs et amener à de grands bouleversements.

I comme Inspiration: quelles sont tes sources d'inspiration ?

Mes sources d'inspirations sont variées et si nombreuses que je ne pourrai ici les dire toutes. Mais je citerai, outre la nature humaine, deux sources principales: la nature avec toute sa complexité, les bêtes extraordinaires des temps jadis et d'aujourd'hui. Et la mythologie dans son ensemble qu'elle soit grecque, assyrienne, celte ou encore nordique. Elles sont les fondations des grands mythes que j'aime à découvrir encore aujourd'hui.

J comme Juste: l'histoire que tu viens juste de terminer:

À cette heure je n'ai achevé que L'Ombre des Trois Pics mais si je parle d'écrit au sens large je viens de terminer un parchemin oublié intitulé La Dame Blanche.

K comme Kilomètre: écris tu au kilomètre ou bien scène par scène avec la mise en page ?

J'écris au kilomètre ne faisant de mise en page  que pour les dialogues ou les poèmes ou chants ou incantations. L'écriture au kilomètre me permet de ne pas me couper dans l'élan de l'écriture pour une scène importante.

L comme Long: tes œuvres sont-elles courtes ou longues?

J'ai envie de dire cela dépend du récit mais je dirai longues. En effet ma première histoire devait faire 250 pages et au fil des aventures, du récit elle est parvenue à 544 pages. J'ai tendances à me laisser entraîner par l'histoire et à ne que peu couper des scènes. Le prochain roman devrait faire 300 pages, gageons qu'il en fera bien plus.

M comme Musique: qu'écoutes-tu quand tu écris?

La musique que j'écoute en écrivant est très éclectique. Elle peut aller de Luc Arbogast à Erutan en passant par Nightwish ou des chants amérindiens, des chants sacrés, de la musique médiévale... J'adapte souvent ma musique à la situation que je décris dans mes romans mais il est aussi parfois possible qu'une musique inconnue se lançant au hasard dans Spotify me donne soudain une idée qui fera dévier le cours du récit.

N comme Némésis: tes personnages ont-ils toujours une Némésis ?

 Même si certains sont haïssables, si d'autres ont ennemis jurés cette "règle" ne s'applique pas toujours. Tous en effet ont des ennemis mais rares sont ceux qui ont une véritable Némésis.

O comme Onirisme: rêves-tu parfois de tes livres ou de ceux que tu voudrais écrire ?

Je ne me souviens presque jamais des rêves que je fais je ne pourrai donc pas dire si j'en rêve mais ce que je sais c'est que mes rêves jouent un rôle dans mon processus créatif puisqu'il arrive souvent que je trouve mes meilleures idées au petit matin, dès potron-minet.

P comme Personnage: celui ou celle dont tu es le plus fier.

Je suis fier de chacun de mes personnages, qu'ils soient principaux, secondaire voire de simples figurants. Je les ai tous créés avec le même soin et à ce titre ils sont tous aussi importants pour moi. Je ne pourrai en citer car tant d'autres me reste à créer.

Q comme Question: quelle est la question qu'on te pose le plus souvent ?

Question ardue car le statut d'écrivain attire immanquablement pas mal de questions mais celle qui revient le plus est: "Et tu fais quoi dans la vie sinon car c'est facile d'écrire un livre? " Ça me fait bien rire car les gens ne comprennent pas toujours ce qu'implique l'écriture d'un livre et le travail qu'il faut fournir.

R comme Rencontre: si tu pouvais rencontrer un auteur que tu admires (vivant ou mort) qui cela serait-il ?

Ils sont nombreux mais je choisirai Balzac pour sa vision de l'artiste, pour la truculence et le caractère de ses personnages. je serai curieux de découvrir l'homme derrière les livres.

S comme Saga: es-tu amateur de grandes sagas ou de livres uniques ?

J'aime autant les uns que les autres. Les sagas permettent une plongée en profondeur dans un univers, dans un royaume, une exploration plus poussée ainsi qu'une plus grande étude des personnages. L'unité de temps y est également plus vaste. Le danger y est pourtant de se répéter et de refaire les même tomes. Si le livre unique n'a pas ce danger je l'aime car il permet d'être plus bref et de plonger tout de suite dans l'action et de présenter au lecteur une histoire complète, une porte d'entrée dans un univers donné.

T comme Toi: apparais-tu dans tes livres ?

Et bien oui j'y apparais, dans chacun de mes romans sous les traits d'un faune appelé Kairos Chimera, ou le Maître des Grimoires, voyageur légendaire à la roulotte plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur, tirée par une chimère. Ce double ne fait parfois qu'une apparition, sur une ligne ou deux et parfois il participe à l'action du roman. Cette idée m'amusait je l'ai donc tout simplement appliquée.

U comme Univers: dans quel univers se déroulent tes histoires ?

Elles s'inscrivent dans l'univers des Terres d'Ilhyya, un univers médiéval fantastique de ma création. Univers sans elfes, nains, orcs, trolls... J'ai presque tout réinventer et j'invite le lecteur à visiter cette section du site pour le découvrir plus avant.

V comme Vœux: que souhaite-tu pour l'avenir de tes œuvres?

Je leur souhaite évidemment de rencontrer le plus de lecteurs possibles mais surtout qu'elles fassent voyager les lecteurs dans mon univers et qui sait, utopie suprême, de les voir un jour adaptées en films.

W comme Whaou !: parle nous d’une scène qui en la relisant t’as fait penser c’est WHAOU !

Je me souviens et me souviendrai toujours d'un manuscrit perdu nommé La Quête de l'Orbe où mon héros, pour aller plus prestement devait invoqué un griffon. Lorsque j'avais écris les vers de l'invocation et l'arrivée de la bête j'étais si stupéfait du parfait choix des mots que je me suis dis WHAOU ce passage est absolument parfait.

X comme Xénophile: qu'apportent dans tes romans, les étrangers, les gens venus de terres lointaines?

Ils sont indispensables et sont sources de grandes richesses. Par le mélange des lignées, par le métissage des peuples et l'arrivée des autres cultures l'univers s'enrichit. Ils me permettent d'explorer d'autres contrées, de créer coutumes et de devenir anthropologue et ethnologue de mon propre univers.

Y comme Y a t-il un écrivain à bord? : tu écris avec un plan ou tu pars en totale impro ?

Je suis plutôt partisan de la totale improvisation. En général j'ai le titre, la situation de départ et celle de fin (qui change souvent au fil de l'écriture) puis je laisse aller la plume au fil des idées et de la trame et des aventures des personnages. Je me vois ainsi comme un conteur narrant ce qui se passe sous ses yeux.

Z comme Zinzin: Penses-tu qu'il faille l'être un brin pour être écrivain ?

Oh bien sûr il faut l'être et pas qu'un peu. Quelle personne sensée se lancerait dans une aventure sans être sûre d'aller au bout, sans être payée, sachant que son travail sera pris pour un passe temps et en ayant une amplitude horaire de 24h (on ne sait jamais quand viendra l'inspiration) ? Personne. Alors, comme je l'ai choisi je dois en effet être zinzin.